Salem déménage
Ca faisait quelques jours que je la voyais plus ma maman. Je pensais qu’elle allait m’abandonner.
Puis, un soir elle est rentrée, m’a attrapé et m’a mis en cage. Sa réaction était mystérieuse. Qu’allait-elle faire de
moi? Me ramener au chateau d’eau ou chez le véto? J’ai été très sage, j’ai mérité ni l’un, ni l’autre! Même
pas juste. Le chien me regardais avec un air de compassion. Je ne comprenais vraiment pas ce qui se passait autour de moi.
Puis je l’ai vu prendre son ordinateur. Lui aussi allait être abandonné? C’est vrai que lui n’est pas très
gentil avec maman. Il la fait attendre, la fait râler quand il n’exécute pas ses ordres. Lui le mériterait bien plus
que moi, l’adorable chatton.
Nous avons pris la voiture. J’étais sur ses genoux. Etre dans cet engin, enfermé
dans une cage destination inconnue, ca ne me rassurais pas. Puis la voiture s’est arrêtée, nous sommes entrés dans un
grand immeuble. Arrivée dans l’appartement elle a ouvert ma cage. Horreur! Il y a un chien. Un p’tit chien à
pépère tout frisotté, qui plus est fétichiste des pieds et des slips sales, qui m’aboie après! Je sais pas
où je suis, mais ca ne m’inspire guère confiance! Je vais tout de go me réfugier dans la salle de bain
où maman a déposé quelques uns de mes effets personnels. Quelques jours plus tard le chien frisotté est parti, ses
maîtres aussi. Je me retouve donc tout seul avec papa et maman dans ce lieu immense.
Qu’est-ce qu’il y en
a des choses à voir ici! Les fenêtres avec les oiseaux, les voitures, les passants. Y’en a de l’animation! Hier
il y a eu des ambulances et la police dans une brasserie près de la maison. Avec papa et maman on regardaient
intrigués. Puis, il y a les bouts de polystirène que j’envoie valdinguer partout, les cartons dans lesquels je me
jette… J’attaque les peluches. Maman a ramené un de ses paniers à linge en tissu. J’adore bondir dedans et le faire
rouler. Ca la fait rire, elle songe à me construire une roue pour hamster géant. Je vois pas pourquoi elle dit ca,
enfin si ca l’amuse… La nuit je suis tout seul. J’ai pas le droit d’aller dans la chambre. Je pleure, vais gratouiller
à leur porte, mais ils ne daignent pas m’ouvrir. Je vais alors dans mon antre (le panier à linge) avec une
peluche volée sur la bibliothèque ou des pulls à maman que je décroche du séchoir. Le matin maman râle
et me retire mes doudous. Vilaine! Moi qui me suis donné tant de mal à escalader le mur pour aller les chercher!!
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Finalement on est bien ici. Si le chien frisotté ose pointer son museau ici, il va voir ce qu’il va voir. Il aura
affaire aux griffes de la terreur!! Niak niak niak :evil
A bientôt chers lecteurs.
Salem.